------------FRANCAIS--------------
A l’heure où j’écris, Samedi 28 novembre 2009, cela fait exactement 4 mois que j’ai commencé mon aventure des Amériques. Comme je suis au Panama cela fait aussi exactement 188 années que le pays est indépendant de l’Espagne…(donc ce soir c’est la fête !)
On dit que le temps semble passer plus vite quand on prend du plaisir à faire ce que l’on fait. Je crois que c’est vraiment le cas lorsque l’on voyage. Après tout Einstein a prouvé que le temps est une fonction de l’espace. Cela explique que voyager (ou effectuer un déplacement spatial dans un jargon plus scientifique) ait une incidence sur votre échelle temporelle. Imparable démonstration ! non je déconne évidement mais j’ai vraiment l’impression d’avoir commencé mon voyage la semaine dernière avec l’étrange souvenir d’avoir fait et défait mon sac a dos un millier de fois au cours de cette semaine. Bon, mis à part le sac fait et défait un millier de fois, j’ai aussi toutes ces images de différents paysages paradisiaques (ou non) et visages incrustées dans ma mémoire qui confirment que cela ne fait pas qu’une semaine que je suis sur la route. Mais qui sait, ce n’est peut être que l’un des fruits de mon imagination, tout comme le fait que je me surprends des fois à me parler à moi-même. Hun ? Qui a dit ça ?
Bref, comme je le disais je suis au Panama, qui est, si vous allez en direction du sud, le dernier pays de l’Amérique centrale avant l’Amérique du Sud (normal). Et je sens que qu’elle m’appelle. Elle hurle. Elle résonne comme un sourd tambour à travers tous mes tripes. Elle me tire vers elle. Je suis tel un explorateur qui se prépare à découvrir un nouveau continent. Je suis excité comme une pucelle. Si il ya un mot pour « plus qu’impatient » alors il c’est ce que je suis…
Après le Honduras j’ai accéléré le rythme, toujours accompagné de mon acolyte de voyage, Barry. Nous avons traversé le Nicaragua aux fortes et agréables odeurs de café et de rhum. Ahh le Flor de Caña vieux de 12 ans si doux que, pur, vous avez l’impression de boire du miel très légèrement sucré qui vous réchauffe la gorge. Si bon que peu importe la quantité que vous buvez le lendemain matin vous n’avez pas le traditionnel mal à la tête de l’après cuite. Ajoutez une tranche de citron vert et vous goutez à la boisson des dieux… Ça vaut vraiment le coup d’attendre 12 ans pour avoir ce privilège non ? Quand je pense qu’il y a aussi celui de 18 ans et de 21 ans….
Le Nicaragua est aussi un autre magnifique pays de l’Amérique central. Nous ne manquons pas de faire un tour sur l’île d’Omotepe qui se trouve au milieu de l’immense lac (voir carte) qui est aussi la fierté du pays. L’île est formé de deux volcans qui au fil du temps se sont réunis coulée de lave après coulée de lave. Nous faisons aussi la longue ascension de celui nommé Matagalpa recouvert d’une jungle dense est humide et qui garde dans son cratère éteint un petit lac à l’eau froide et dont le fond est mou et aussi douteux.
Après l’eau douce, l’eau salée. Nous nous retrouvons sur la côte Pacifique pour une petite session de surf à San Juan del Sur avant de traverser la frontière du Costa Rica. A peine traversée j’ai déjà un sentiment de nostalgie car pour moi quitter le Nicaragua c’est quitter l’Amérique centrale. Le Costa Rica, routes goudronnées, bus modernes avec fauteuils confortables, le prix de la bière équivalent aux Etats Unis ou à l’Europe, magasins de mode, eau du robinet potable, nom des rues indiquées, les conducteurs de voitures vous cèdent le passage, tout est trop facile. Les pays du CA-4 (Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua) me manquent déjà.
Le Cota Rica reste néanmoins une expérience unique en son genre. Il est parsemé de réserves protégées qui font de lui le pays le plus divers et riche en faune que j’ai pu visiter. Après un passage dans la montagne du Monteverde et ses forets de nuages ainsi que ses cascades, nous organisons un tour dans la jungle du Corcovado pendant plusieurs jours. On s’adresse à une guide local, Pedro, qui nous conseil sur notre itinéraire et nous aide à préparer la rando. Les préparations durent 2 jours. Nous sommes finalement prêts et nous devons rejoindre Pedro pour l’aventure. Après un moment passé à l’attendre, je décide d’aller à sa rencontre. Je m’arrête devant une auberge. Là un type affalé sur un banc, ivre mort et dont le sourire indélébile fait penser à une grille d’égout centenaire émet quelques sons dans ma direction. Je ne lui prête pas attention et attend Pedro. Après un moment je demande au propriétaire de l’auberge s’il connait « Pedro le guide ». Il me répond que oui et me dit aussi qu’il se trouve juste à côté de moi. J’ai beau regardé autour de moi je ne vois que ce type bourré. En le dévisagent je m’aperçois que Pedro et le type ivre mort est une unique et même personne. Génial ! Nous décidons donc de partir sans lui et nous apprenons par la suite que Pedro est un acholique et accro à la drogue…





Après cet épuisant et riche en émotion épisode du Costa Rica nous nous dirigeons vers le Panama. Nous nous rendons en bateau sur l’île Colon suivi de quelques dauphins à travers la mangrove de las Bocas del Toro. Ici on fait la fête avec les nombreus touristes et je me repose quelque temps sur la plage de sable blanc qui donne sur la mer turquoise des Caraibes. La ville de Panama est la destination suivante. A l’heure où j’écris je viens d’y arriver et je vais y passer quelques temps pour réfléchir au moyen d’aller en Amérique du sud. Avion ou bateau (pas trop de lien terrestre possible entre les deux Amériques). Je suis également partagé entre la Colombie et le Pérou… donc la suite au prochain épisode. A bientôt.











