Sunday, 29 November 2009

Ending Central America

------------FRANCAIS--------------

A l’heure où j’écris, Samedi 28 novembre 2009, cela fait exactement 4 mois que j’ai commencé mon aventure des Amériques. Comme je suis au Panama cela fait aussi exactement 188 années que le pays est indépendant de l’Espagne…(donc ce soir c’est la fête !)

On dit que le temps semble passer plus vite quand on prend du plaisir à faire ce que l’on fait. Je crois que c’est vraiment le cas lorsque l’on voyage. Après tout Einstein a prouvé que le temps est une fonction de l’espace. Cela explique que voyager (ou effectuer un déplacement spatial dans un jargon plus scientifique) ait une incidence sur votre échelle temporelle. Imparable démonstration ! non je déconne évidement mais j’ai vraiment l’impression d’avoir commencé mon voyage la semaine dernière avec l’étrange souvenir d’avoir fait et défait mon sac a dos un millier de fois au cours de cette semaine. Bon, mis à part le sac fait et défait un millier de fois, j’ai aussi toutes ces images de différents paysages paradisiaques (ou non) et visages incrustées dans ma mémoire qui confirment que cela ne fait pas qu’une semaine que je suis sur la route. Mais qui sait, ce n’est peut être que l’un des fruits de mon imagination, tout comme le fait que je me surprends des fois à me parler à moi-même. Hun ? Qui a dit ça ?

Bref, comme je le disais je suis au Panama, qui est, si vous allez en direction du sud, le dernier pays de l’Amérique centrale avant l’Amérique du Sud (normal). Et je sens que qu’elle m’appelle. Elle hurle. Elle résonne comme un sourd tambour à travers tous mes tripes. Elle me tire vers elle. Je suis tel un explorateur qui se prépare à découvrir un nouveau continent. Je suis excité comme une pucelle. Si il ya un mot pour « plus qu’impatient » alors il c’est ce que je suis…

Après le Honduras j’ai accéléré le rythme, toujours accompagné de mon acolyte de voyage, Barry. Nous avons traversé le Nicaragua aux fortes et agréables odeurs de café et de rhum. Ahh le Flor de Caña vieux de 12 ans si doux que, pur, vous avez l’impression de boire du miel très légèrement sucré qui vous réchauffe la gorge. Si bon que peu importe la quantité que vous buvez le lendemain matin vous n’avez pas le traditionnel mal à la tête de l’après cuite. Ajoutez une tranche de citron vert et vous goutez à la boisson des dieux… Ça vaut vraiment le coup d’attendre 12 ans pour avoir ce privilège non ? Quand je pense qu’il y a aussi celui de 18 ans et de 21 ans….

Le Nicaragua est aussi un autre magnifique pays de l’Amérique central. Nous ne manquons pas de faire un tour sur l’île d’Omotepe qui se trouve au milieu de l’immense lac (voir carte) qui est aussi la fierté du pays. L’île est formé de deux volcans qui au fil du temps se sont réunis coulée de lave après coulée de lave. Nous faisons aussi la longue ascension de celui nommé Matagalpa recouvert d’une jungle dense est humide et qui garde dans son cratère éteint un petit lac à l’eau froide et dont le fond est mou et aussi douteux.

Volcano Omotepe



Après l’eau douce, l’eau salée. Nous nous retrouvons sur la côte Pacifique pour une petite session de surf à San Juan del Sur avant de traverser la frontière du Costa Rica. A peine traversée j’ai déjà un sentiment de nostalgie car pour moi quitter le Nicaragua c’est quitter l’Amérique centrale. Le Costa Rica, routes goudronnées, bus modernes avec fauteuils confortables, le prix de la bière équivalent aux Etats Unis ou à l’Europe, magasins de mode, eau du robinet potable, nom des rues indiquées, les conducteurs de voitures vous cèdent le passage, tout est trop facile. Les pays du CA-4 (Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua) me manquent déjà.

Le Cota Rica reste néanmoins une expérience unique en son genre. Il est parsemé de réserves protégées qui font de lui le pays le plus divers et riche en faune que j’ai pu visiter. Après un passage dans la montagne du Monteverde et ses forets de nuages ainsi que ses cascades, nous organisons un tour dans la jungle du Corcovado pendant plusieurs jours. On s’adresse à une guide local, Pedro, qui nous conseil sur notre itinéraire et nous aide à préparer la rando. Les préparations durent 2 jours. Nous sommes finalement prêts et nous devons rejoindre Pedro pour l’aventure. Après un moment passé à l’attendre, je décide d’aller à sa rencontre. Je m’arrête devant une auberge. Là un type affalé sur un banc, ivre mort et dont le sourire indélébile fait penser à une grille d’égout centenaire émet quelques sons dans ma direction. Je ne lui prête pas attention et attend Pedro. Après un moment je demande au propriétaire de l’auberge s’il connait « Pedro le guide ». Il me répond que oui et me dit aussi qu’il se trouve juste à côté de moi. J’ai beau regardé autour de moi je ne vois que ce type bourré. En le dévisagent je m’aperçois que Pedro et le type ivre mort est une unique et même personne. Génial ! Nous décidons donc de partir sans lui et nous apprenons par la suite que Pedro est un acholique et accro à la drogue…

La marche qui alterne jungle et plage désertique est mémorable. Vous marchez pendant des heures, dans l’épuisant sable, ou la glissante boue, vous tombez, vous vous griffer avec des herbes, vous vous cognez contre des branches trop basses, vous vous giflez de temps en temps et manquez le moustique qui vient de vous piquer en espérant qu’il n’était pas porteur de le malaria ou de la dengue, il fait chaud et humide, vous sentez une odeur de plus en plus forte et désagréable qui vous suit constamment qui est en fait la votre, vous transpirez et vous avalez même votre propre sueur, vos pied macèrent dans l’humidité de vos chaussures car vous avez marcher accidentellement dans l’eau, vous avez faim mais devez économiser votre nourriture et eau, vous avez l’impression d’être seul, il n’y a pas de doute, vous êtes dans la jungle. Ca peut paraitre un cauchemar mais en réalité si vous aimez les challenges vous prenez un plaisir incroyable à pousser vos limites physiques et psychique dans cet environnement inconnu et parfois hostile. Nous campons dans une sorte de pavillon au milieu de la jungle. Pas de tente, une simple moustiquaire suffit. Une nuit nous sommes réveillés par un tapir, qui est une sorte de gros cochon avec la trompe raccourcie d’un éléphant. La jungle ne manque pas d’animaux et il ne se passe pas 10 min sans voir un groupe de singes araignée, singes hurleurs, toucans, grenouilles, coatis, papillons géants et j’en passe… Le chemin du retour aurait pu tourner au cauchemar lorsque nous traversons une rivière qui se jette dans la mer. C’est marée haute donc le niveau de la rivière a aussi monté. Je me lance le premier je m’enfonce de plus en plus dans le bassin de la rivière, je lève mon sac au dessus de ma tête, je glisse sur les rochers, et je fais une apnée de 5 secondes et j’arrive enfin de l’autre côté de la rivière. Barry me succède. Ca ne semble pas terrifiant jusqu’au moment ou un anglais qui nous avez regardait pendant la traversée nous signal que nous n’étions pas seul dans la rivière. Deux crocodiles de 3 mètres à une dix mètre de nous avaient également admirés notre passage.

White Frog Corcovado

Monkey Corcovado

Rest of a boat Corcovado

Jungle Corcovado

Butterfly Corcovado

Après cet épuisant et riche en émotion épisode du Costa Rica nous nous dirigeons vers le Panama. Nous nous rendons en bateau sur l’île Colon suivi de quelques dauphins à travers la mangrove de las Bocas del Toro. Ici on fait la fête avec les nombreus touristes et je me repose quelque temps sur la plage de sable blanc qui donne sur la mer turquoise des Caraibes. La ville de Panama est la destination suivante. A l’heure où j’écris je viens d’y arriver et je vais y passer quelques temps pour réfléchir au moyen d’aller en Amérique du sud. Avion ou bateau (pas trop de lien terrestre possible entre les deux Amériques). Je suis également partagé entre la Colombie et le Pérou… donc la suite au prochain épisode. A bientôt.



Dolphin Bocas del Toro

Red Frog beach Bocas del Toro

Sunday, 8 November 2009

The Honduras Experience

------------FRANCAIS--------------

Nous passons la frontière après deux tentatives. Nous entrons dans ce nouveau territoire avec un peu d’appréhension mêlée à de l’excitation. Avez-vous déjà était dans un pays dont le président en exercice a été arrêté puis expulsé par les militaires 4 mois auparavant ? En effet, voici quelques petits éléments historiques qui pour agrémenter le tableau : le 28 juin dernier, des uniformes ont encerclé le domicile du président Manuel Zelaya, élu fin 2005 pour un mandat de quatre ans non renouvelable. Un commando de soldats ont arrêté le chef d’Etat l’ont conduit à une base aérienne et l’ont ensuite expulsé au Costa Rica. Le divorce entre les militaires et le chef d’Etat s’est produit lorsqu’il a voulu organiser de sa propre initiative un référendum pour modifier la Constitution Afin de se présenter pour un deuxième mandat à l’élection présidentielle programmée le 27 novembre (hey mais c’est dans deux semaines !). Après tout, dans la région, Hugo Chavez au Venezuela connait la manip... Mais au Honduras, la Cour suprême a déclaré illégale cette consultation. Face au refus du chef des forces armées, le général Romeo Vasquez, d’aider à l’organisation du vote, le président l’a limogé. La suite vous la connaissez. Mais le 21 septembre dernier (hey mais c’est il y a moins de 2 mois !) Manuel Zelaya réapparait miraculeusement à Tegucigalpa (la capitale Hondurienne) dans l’ambassade du Brésil. Depuis le pays est soit disant envahit et gouverné par les militaires, sans président et les élections générales sont dans quelques semaines. Bref c’est le bordel et ça explique l’appréhension mêlée à de l’excitation due à ma curiosité.

Je passe une dizaine de jours dans le pays dont deux nuits à Tegucigalpa qui est le seul endroit où j’ai pu apercevoir des militaires, qui étaient effectivement autour de l’ambassade Brésilienne. Donc pas vraiment d’affolement, mais peut-être le calme avant la tempête. J’ai eu l’occasion de discuter avec Mario un Hondurien qui m’a pris sur la route et qui m’a donné son point de vue politique. D’après lui la création d’une guérilla dans le pays dépend complètement des résultats des élections…

Ce que je retiendrai surtout du Honduras c’est la beauté de ses paysages. Spécialement dans la jungle au Nord du pays à Coté de La Ceiba où je passe la plupart de mon temps. Je ne ferai pas de commentaires, jugez par vous-même.


Big Massage

Waterfall Pico Bonito

Close up

Perot Pico Bonito

Biking Pico Bonito

La Ceiba Harbor

Dolphins and Sunset to Utila

Pulhapanzak falls

Pico Bonito Rafting Rio Cangrejal

Pico Bonito Jump

Ants working hard Pico Bonito

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